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29.03.2007 - 18:43 - Il y a : 13 Jahre

IDS 2007 – Salon international d’Odontologie

Intervention du Dr. Markus Heibach,Président de la Fédération de l’industrie dentaire allemande e.V. (VDDI) lors du point de presse économique du 14 mars 2007, à Cologne

[Translate to francais:] Dr. Markus Heibach, Geschäftsführer des Verbandes der Deutschen Dental-Industrie e.V. (VDDI)

Mesdames et Messieurs,

permettez-moi, au nom de la Fédération de l'industrie dentaire allemande, de vous souhaiter la bienvenue à cette rencontre de presse consacrée au 32e Salon international d’Odontologie (du 20 au 24 mars, à Cologne).

L'IDS, qui réunira, cette année, 1 700 exposants et qui a accueilli plus de 77 000 visiteurs lors de la dernière édition, est sans conteste le premier forum mondial du secteur dentaire et le plus exhaustif aussi. Initié par la VDDI, représentée par sa société de promotion de l’industrie dentaire (GFDI), ce salon est organisé en coopération avec Koelnmesse, notre partenaire de longue date.

Votre présence à cette rencontre qui va vous permettre de vous informer sur la situation économique du secteur dentaire en Allemagne me réjouit beaucoup.

La VDDI, qui organise l’IDS depuis 1923, a son siège à Cologne, la ville des salons, depuis 1992. C’est donc là qu’en collaboration avec Koelnmesse, nous avons systématiquement développé l’IDS pour en faire une plate-forme d’innovation unique au monde, forte d’une participation étrangère d’environ 60 % côté exposants. Tous les détails, chiffrés et autres, concernant l’édition 2007 de l'IDS vous seront fournis dans un instant par Oliver P. Kuhrt, le directeur de Koelnmesse.

Une tradition aussi bien établie qu’opportune des conférences de presse organisées en lever de rideau de l'IDS consiste à inviter les organisations de « prestataires », de ceux qui sont au contact direct du patient, à savoir les dentistes et les prothésistes. Le Dr. Dietmar Oesterreich, Vice-président du Conseil fédéral de l’Ordre des dentistes (BZÄK) et Jürgen Schwichtenberg, Président de la Fédération des corporations de prothésistes dentaires allemands (VDZI) ne manqueront donc pas de présenter leurs positions en ce qui concerne leurs problèmes spécifiques et la politique de santé.

Mais penchons-nous tout d'abord sur les résultats de l’industrie dentaire :

L’industrie dentaire allemande en chiffres

En 2006, les 200 entreprises membres de la VDDI employaient près de 17 500 personnes en Allemagne et à l’étranger. Cela représente une augmentation de 1,4 % ; une augmentation due cependant aux progrès réalisés à l’étranger où l’on a enregistré un plus de 14 % sur les effectifs.

Nos adhérents ont réalisé en 2006 un chiffre d’affaires global de près de 3,5 milliards d’euros. Il s’agit là d’un progrès réjouissant de près de 9 %. Le résultat à l’étranger (près de 2 milliards d’euros) affiche quant à lui une augmentation d’environ 10 %.

Les prévisions sur les exportations pour 2007 sont elles aussi globalement positives : 76 % de nos affiliés tablent sur des résultats en progression, le quart restant escompte un maintien du niveau 2006. Aucun d’entre eux ne craint de voir ses chiffres à l’exportation diminuer en 2007.

Ces résultats montrent clairement que notre industrie a pu consolider et étendre son activité à l’exportation.

Cela s’est fait sans que le marché allemand, si important pour nous, en souffre le moins du monde. Au contraire, après la baisse enregistrée en 2005 dans la foulée des réformes, 2006 a été l’année de la reprise au niveau national, avec un résultat de près de 1,6 milliards d'euros, soit une progression d'environ 7 % par rapport à 2005.

Dans ces conditions, sur le marché intérieur aussi, les prévisions pour 2007 sont majoritairement positives : deux tiers des entreprises interrogées tablent sur des chiffres d’affaires en augmentation, 31 % partent du principe qu’elles réaliseront un résultat au moins aussi bon qu'en 2006.

Compte tenu des signaux généralement positifs émis par l’ensemble de l’économie, nous estimons que la confiance est effectivement de mise. Le chômage recule, la consommation progresse, la conjoncture s’inscrit en croissance. Partant de cet environnement globalement positif, nous estimons que le secteur dentaire profitera lui aussi de la tendance générale et continuera sa progression.

Potentiels de croissance et tendances d’avenir

Cette évolution positive n’est malgré tout possible que parce que le patient tire un grand profit des produits et services qui lui sont offerts : des solutions qui apportent effectivement un plus de santé bucco-dentaire, de grande valeur esthétique et qui fonctionnent durablement. Nous pouvons donc nous attendre cette année encore à un véritable feu d’artifice de nouveautés lors de l’IDS, des nouveautés dont je ne peux vous donner ici qu'un petit aperçu :

  • élargissement du spectre d’indications pour la céramique hautes performances en oxyde de zirconium qui permet de fabriquer des prothèses de très grande qualité
  • et cela, notamment dans le cadre de traitements implantologiques. L’implantologie, justement, constitue un marché en pleine croissance : nos enquêtes font état d’un « parc » dépassant clairement les 600 000 implants dentaires en Allemagne. Cela représente un quasi doublement en quatre ans (2003 – 2006)
  • interaction plus étroite entre implantologie et parodontologie pour des opérations aussi peu invasives que possible et une harmonie plus esthétique entre le blanc de la dent et le rouge de la gencive
  • des brosses à dents électriques « communicantes » qui conseillent l'usager via un écran pour une prophylaxie effective
  • de nouveaux procédés diagnostiques permettant d’évaluer le risque de carie individuel par mesure de fluorescence
  • nouveaux bio-alliages à forte teneur d'or pour les patients sujets aux allergies
  • nouveaux alliages non-précieux pour perfectionner le mimétisme des facettes en matière de couleur
  • mise en œuvre systématique de techniques assistées par ordinateur telle que la CAO/FAO pour l’usinage des couronnes et des bridges ou de procédés de navigation en implantologie
  • mais aussi, parallèlement à cela, pour la numérisation du cabinet dentaire, du laboratoire de prothèse et de la radiographie au laser
  • prise de la couleur des dents à l’aide d’appareils de mesure numériques pratiquement infaillibles.

Vous le voyez, le secteur dentaire allemand et tous ses acteurs, dentistes et prothésistes aussi bien que le commerce et l'industrie, sont parfaitement armés pour apporter une réponse individuelle aux souhaits des patients.

Quelques chiffres vont me permettre maintenant de vous donner une idée encore plus précise de la place du secteur dentaire en Allemagne.

Importance du secteur dentaire dans le système de santé

En Allemagne et en Europe, de même que dans le monde entier, le marché dentaire est une composante particulière, importante et indépendante, du marché de la santé. À moyen et à long terme, il constitue aussi un marché de croissance important. Selon une étude américaine, le marché dentaire mondial peut être estimé à 15 milliards de dollars avec des taux de croissance annuels de 5 à 6 %. Parmi ses facteurs de croissance, on retiendra notamment le vieillissement des populations à l’échelle mondiale, l'intérêt plus grand pour une médecine dentaire esthétique, la conservation plus longue des dents naturelles, sans oublier désormais l’augmentation du niveau de vie dans des pays à forte croissance comme la Chine et l’Inde, avec, à la clé, l’émergence de marchés extrêmement intéressants étant donné que ces pays doivent encore se doter d’une infrastructure dentaire complète.

Le marché allemand

En 2004, le système de santé allemand employait quelque 4,2 millions de personnes au sein de 800 métiers – cela correspond à 11 % de la population active. Sont compris dans ce chiffre le secteur de la médecine dentaire avec 65 000 dentistes, 152 000 employés qualifiés et 64 000 prothésistes dentaires auxquels il faut ajouter les 17 500 salariés de l’industrie dentaire non spécifiés dans la statistique générale ainsi que les personnels du secteur de la distribution dentaire. Au total, on arrive à des effectifs d’environ 300 000 personnes pour l’ensemble du secteur dentaire.

En 2004, la santé en Allemagne a occasionné des dépenses chiffrées à environ 234 milliards d’euros. Ces dépenses ont été supportées à concurrence de 131,6 milliards d’euros par les caisses d’assurance maladie légales (GKV).

En 2006, les dépenses des caisses d’assurance maladie légales sont passées à 147,6 milliards d’euros, dont un peu moins de 10,4 milliards d’euros pour le secteur dentaire – soit 5,2 % des dépenses globales de santé pour les soins dentaires et 1,82 % pour la prothèse. Les dépenses de prothèse ont certes progressé de 9,7 % en 2006, mais cette augmentation doit être considérée, comme je l'ai déjà mentionné, dans le contexte du rattrapage intervenu après la baisse sensible de 2005.

Quant aux caisses d’assurance maladie privées (PKV), qui totalisent près de 8,4 millions d’assurés, elles ont dépensé 2,4 milliards d'euros en 2005 au titre des soins dentaires. Cela correspond à une croissance de 5,2 % par rapport à 2004.

La santé générale et la qualité de vie passent par la santé bucco-dentaire

Le secteur dentaire occupe certes une place relativement à part sur le marché de la santé, mais le Conseil fédéral de l’Ordre des dentistes et les associations professionnelles ont eu raison l'année dernière de rappeler de manière énergique toute l’importance de la prophylaxie dans ce domaine, d’insister sur le rapport indubitable qui existe entre la santé bucco-dentaire et la santé générale et de prôner un changement de paradigme en médecine dentaire.

L’Organisation Mondiale de la Santé a récemment souligné elle aussi dans le programme qu’elle consacre à ce thème la relation qui existe entre la santé bucco-dentaire et celle du corps en général. L’axe principal de ce programme est la mise en évidence de cette relation entre d’une part la santé des dents et de l’autre la bonne santé générale et une certaine qualité de vie afin d’en améliorer la prise de conscience au sein du grand public. L’OMS a même parlé dans ce contexte d’un objectif santé absolument particulier. Les objectifs fixés par ce plan d’action jusqu’en 2020 concernent entre autres l’amélioration du dépistage précoce des affections bucco-dentaires ainsi que le diagnostic des maladies générales dans la zone bucco-dentaire notamment chez les enfants et les personnes âgées, le rôle de la prophylaxie, le dépistage, l'aide au diagnostic ainsi que le traitement précoce aussi peu invasif que possible.

Cette tendance réserve d’excellents potentiels de croissance pour l’industrie dentaire qui justifient nos prévisions optimistes pour l’ensemble du secteur à l’échelle mondiale. Cela montre aussi comment la prophylaxie à grande échelle se met au service du dépistage précoce et comment le concept d’accompagnement gagne progressivement tous les continents.

Tendances de fond des marchés dentaires allemand et étrangers

Nous allons maintenant passer en revue les tendances dont nous pouvons deviner dès aujourd'hui qu'elles auront une influence durablement positive sur les marchés :

  • Tendance démographique : Le vieillissement de la population est sensible à l’échelle mondiale et pas seulement en Europe ou dans les autres pays industrialisés occidentaux. En Allemagne, en Europe et même en Asie, cette évolution confine à l'émergence de « sociétés vieillissantes ». Sur ce point, un exemple parlant nous est donné par l’Allemagne où la moyenne d'âge sera de 50 ans en 2050 contre 42 ans actuellement. Quant au nombre des plus de 80 ans, il passera (selon l'Office fédéral de statistique) de 4 millions aujourd'hui à 10 millions en 2050. En Allemagne donc, mais aussi en Europe et dans le monde entier, on aura toujours plus besoin de solutions dentaires au service de la conservation et du remplacement.
  • Niveau de revenu et comportement consommateur : Le souhait de conserver une certaine qualité de vie le plus longtemps possible renforce la demande de soins préventifs et de traitements spéciaux d’accompagnement qui permettent de conserver ses dents naturelles et de sauvegarder une apparence plus jeune jusqu’aux âges les plus avancés.
    Cette demande accrue, selon les estimations, a toutes les chances d’être alimentée par des disponibilités financières beaucoup plus conséquentes dans de nombreux ménages en Allemagne. Environ 15,1 millions de ménages (40 %) hériteront en effet de 2 billions d’euros au cours des années qui viennent. Et on peut penser que cette catégorie de population choisira d'investir également dans la santé en général et la santé bucco-dentaire en particulier.
  • Innovations de l’industrie dentaire : Le progrès on ne peut plus évident des sciences et des techniques conduit à des innovations qui ouvrent de nouvelles possibilités de traitement et de remplacement ainsi que de nouveaux chemins de croissance en dentisterie esthétique et en implantologie. Les méthodes diagnostiques et thérapeutiques modernes multiplient les chances de conserver la dent et la substance dure de la dent jusqu’à un âge avancé. Et lorsque la prothèse devient incontournable, les solutions proposées par les spécialistes sont les plus naturelles possible pour répondre le plus justement aux souhaits et aux besoins des patients.
  • La tendance générale en médecine, comme nous l’avons déjà dit, est à l’élaboration de concepts d’accompagnement également dans le domaine dentaire. La conservation des dents jusqu’à un âge avancé est devenue médicalement et techniquement possible. La « IVe Étude sur l’hygiène bucco-dentaire en Allemagne » récemment publiée par l’IDZ (Institut des dentistes allemands, Cologne) a pointé deux tendances à notre avis très intéressantes dans notre pays : tout d'abord le recul significatif des caries, notamment les enfants et chez les adolescents, résultant des efforts des dentistes et de la population en matière de prévention et de prophylaxie. Par contre, on constate une recrudescence des maladies parodontales chez les adultes et notamment bien sûr chez les plus âgés d’entre eux.
    Tout indique donc que les améliorations importantes enregistrées au sein des générations plus jeunes ne marginaliseront pas le travail des dentistes, prothésistes et fabricants de matériels dentaires. Si la prophylaxie contribue à conserver davantage de dents au-delà de 50 ou 60 voire 70 ans, elle induit aussi une augmentation du besoin de couverture dentaire et par conséquent de soins prothétiques et orthodontiques. En rapport avec ce phénomène, on retiendra aussi la tendance à la prothèse fixe, couronne, bridge et implant qui emporte manifestement la préférence d'un nombre croissant de patients à partir de 65 ans. Malgré les progrès de la prophylaxie, la dentisterie restauratrice gardera donc une place importante dans la conservation de la qualité de vie.

Finalement, force est de constater que les conditions-cadre de notre activité sont excellentes. Au sein du front commun que nous formons avec les dentistes, les prothésistes et la distribution dentaire, nous continuerons d’apporter notre contribution au bien-être du patient. Je terminerai en vous invitant à venir voir sur le terrain, du 20 au 24 mars, à Cologne, toutes les nouveautés que le secteur dentaire propose dans le cadre de l’IDS, ce salon qui constitue sa vitrine la plus grande et la plus complète dans le monde ! Je cède maintenant la parole à Oliver P. Kuhrt, directeur de Koelnmesse. Et je vous remercie de votre attention !


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Burkhard Sticklies
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