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03.01.2007 - 20:45 - Il y a : 14 Jahre

IDS 2007 – Salon international d’Odontologie

Allocution prononcée par le Dr. Martin Rickert, Président de la Fédération allemande de l’industrie dentaire (Verband der Deutschen Dental-industrie e.V. – VDDI), à l’occasion de la conférence de presse européenne, le 05.12.2006 à Cologne

Mesdames et Messieurs,

Vous qui êtes les représentants de la presse spécialisée européenne, je me félicite de vous saluer au nom de la VDDI.

Comme vous le savez, la prochaine édition de l’IDS – Salon international d’Odontologie –, qui aura lieu en 2007, sera la 32e depuis l’inauguration de la manifestation en 1923, à Berlin. L’IDS, qui se tient tous les deux ans à Cologne, est organisé par la Fédération allemande de l’industrie dentaire (Verband der Deutschen Dental-Industrie e.V.) Cologne, représentée par sa Société pour la promotion de l’industrie dentaire (Gesellschaft zur Förderung der Dental-Industrie mbH – GFDI), Koelnmesse GmbH, Cologne, notre excellent partenaire, se chargeant d’assurer sa tenue.

Aujourd’hui, nous voulons faire en sorte que vous ayez envie d’en savoir plus sur le prochain IDS et nous allons vous fournir des informations actuelles, dans l’optique de notre industrie, sur les évolutions constatées sur les marchés dentaires d’Allemagne, d’Europe et sur ceux qui sont les plus importants à travers le monde.

IDS – examen rétrospectif de l’année 2005 – prévision pour 2007

L’IDS sert incontestablement de référence dans le secteur dentaire, à l’échelon international. C’est le plus grand salon de médecine et de technique dentaires. Ce sont surtout les innovations dont la plupart y sont présentées pour la première fois à un public international qui en font un pôle d’attraction pour les fabricants, les visiteurs professionnels et les représentants du commerce. Au fil des ans, l’internationalité des exposants et des visiteurs n’a cessé de s’accentuer, faisant de l’IDS le rendez-vous mondial des décideurs, aussi bien des dentistes que des prothésistes dentaires et des représentants du commerce spécialisé.

Nous présumons que la prochaine édition du Salon international d’Odontologie sera la plus attractive de toutes. Quelque 1 600 exposants d’une cinquantaine de pays, dont 60 pour cent d’étrangers, présenteront du 20 au 24 mars les toutes nouvelles tendances et innovations. Nous escomptons une nouvelle augmentation du nombre d’exposants par rapport à 2005. A la session correspondante, leur nombre avait déjà augmenté de 12 pour cent par rapport à 2003.

Les participations collectives d’exposants étrangers ont contribué à cette évolution. En 2007, l’IDS accueillera pour la première fois un collectif d’exposants de Turquie. La British Dental Trade Association a également annoncé l’organisation d’un stand collectif. C’est ainsi qu’une vingtaine de groupes d’exposants de 16 pays sont attendus au salon. Les exposants sont également plus nombreux à venir des pays de l’Union européenne, de ceux du Proche et du Moyen-Orient, d’Australie, des Etats-Unis et du Canada. D’après le relevé actuel, l’Italie, les Etats-Unis, la Suisse, la France et la Grande-Bretagne sont les pays étrangers les plus fortement représentés.

Nous présumons que le nombre de visiteurs également augmentera à nouveau en mars 2007. En 2003, on comptait 63 000 visiteurs professionnels de 133 pays. En 2005, ils étaient environ 77 500 à venir de 165 pays. En raison des résultats exceptionnels mis en évidence par tous les sondages effectués auprès des visiteurs, ceux-ci devraient voir leur nombre établir un nouveau record en 2007.

La superficie d’exposition à l’IDS 2007 augmente et passe à 130 000 mètres carrés. De 2003 à 2005, la superficie occupée par l’IDS a déjà augmenté de 16 pour cent et a été agrandie à 107 000 mètres carrés, soit 15 000 de plus. Beaucoup d’entreprises d’Allemagne et de l’étranger veulent agrandir leur stand d’exposition et celles qui participent pour la première fois à l’IDS sont nombreuses, elles aussi. Les entreprises souhaitent améliorer plus encore la qualité d’accueil des visiteurs à leur stand et disposer également de plus de place pour des présentations et des manifestations à caractère d’événements. Pour répondre à ces attentes, l’IDS 2007 occupera tous les niveaux des halls 4, 10 et 11 ainsi que le hall 3.2. Ce sont les anciens halls 10, 13, 14 et 12.2 que connaissent bien ceux qui ont participé ou assisté à de précédentes sessions de l’IDS. Leur numérotation a changé à la suite des travaux de construction et de transformation effectués au parc des expositions de Cologne. Les halls occupés par l’IDS sont reliés entre eux par le nouveau « boulevard » généreusement dimensionné. D’autres passages et accès aménagés tout autour de la nouvelle piazza sont la garantie de courtes distances à parcourir. A noter la nouvelle entrée sud, facilement accessible depuis la gare de Cologne / Deutz desservie par les trains ICE et reliée directement au centre ville.

Monsieur Kuhrt de la société Koelnmesse vous informera aussitôt après sur les offres de services supplémentaires qui sont proposées aux visiteurs professionnels. A l’IDS 2007, ceux-ci pourront en effet profiter de toutes sortes de nouveaux services parmi lesquels le « Business-Matchmaking », « l’e-shop » et le « LeadSuccess », sans compter les offres qui faciliteront leurs préparatifs de voyage, comme vous en serez informés par la suite.

Les tendances produits de l’avenir :

Maintenant, quelles sont les tendances les plus importantes qui se manifesteront à l’IDS ?

  • Commençons par la prophylaxie. Les concepts durables visant la conservation de la dent et de la gencive sont particulièrement importants dans ce domaine : Il s’agit en priorité de motiver les patients, de leur faire comprendre l’importance des rappels réguliers et d’accroître ainsi les chances de dépistage précoce des problèmes ou des affections dentaires. Pour ce faire, des outils modernes sont mis à notre disposition : la définition individuelle des risques – autrement dit le « diagnostic dentaire », également à l’aide de méthodes génétiques moléculaires. Partant de là, il devient possible de définir pour chaque patient des traitements tout aussi personnalisés : détartrage, curetages supra- et subgingival, soins dentaires à la maison – tous ces aspects sont traités en détail à l'IDS.
  • L’endodontie apporte une autre contribution importante en matière de conservation de la dent. Dans ce domaine, on met par exemple à notre disposition de nouvelles limes nickel-titane, à moteur ou manuelles. Des systèmes à géométrie optimisée ont été mis au point, qui s’adaptent encore mieux au canal radiculaire. De nouveaux procédés rendent en outre plus sûre la désinfection du canal radiculaire, phase particulièrement délicate pour qu’un traitement réussisse. L’endométrie et la radiographie numérique contribuent elles aussi à une meilleure prévisibilité et contrôlabilité du résultat.
  • En ce qui concerne la prévention au sens large, l’hygiène du cabinet dentaire joue un rôle particulier. Et dans ce domaine, il se passe pas mal de choses. Les récentes recommandations de l’Institut Robert Koch prescrivent pour l’Allemagne de nouvelles normes et routines en matière d’hygiène. Cela a des conséquences sur la gestion qualité de nos cabinets dentaires. À l’avenir, nous devrons aussi nous attendre à un renforcement des contrôles de l'inspection du travail. La situation est identique pour nos collègues étrangers : un plus d’hygiène lié, entre autres, à des contrôles plus efficaces débouche là aussi sur un plus de sécurité. Les fabricants sauront nous présenter de nombreuses nouveautés dans les différents domaines concernés – mais aussi et surtout des concepts globaux visant à une hygiène plus grande et effective au quotidien dans les cabinets dentaires.
  • Tout ce travail ne sert finalement qu’une personne : le patient. Dans ces conditions, il est logique que la dentisterie moderne s’efforce d’offrir au patient des solutions personnalisées tant prophylactiques que thérapeutiques. Ce que demande le patient sont des concepts d'accompagnement en matière de soins buccodentaires, de conservation de la dent et de prothèse – depuis l'enfance jusqu’aux âges les plus avancés. Bien conseillé par son dentiste, le patient pourra, à l’avenir aussi, trouver son chemin dans la jungle des solutions prothétiques. Que le choix du patient se porte au final sur un soin de qualité basique, une solution de milieu de gamme ou une prothèse high-end, il dépendra toujours de notre compétence de conseil et de ses possibilités financières.
  • La prothétique est le domaine par excellence qui permet à cette diversité de s’exprimer pleinement. En technique d’obturation directe, nous disposons par exemple de systèmes cosmétiques en plastique réalisés dans la couleur des dents ou encore d’adhésifs d’une excellente qualité. Pour les inlays, on a essentiellement les matériaux à base métallique ou céramique. Les couronnes, les bridges fixes ou les superstructures implanto-portées sont également réalisées dans ces matériaux même si la tendance est aux options biocompatibles haut de gamme en tout céramique. Entre-temps, les prothèses partielles ou totales sont aussi de plus en plus souvent remplacées par les cônes ou les télescopes sur dent résiduelle ou sur implant – des solutions qui outre une bonne fonctionnalité, offrent des avantages certains en matière d’hygiène buccale et d’esthétique pour une population qui ne cesse de vieillir.
  • Les alliages continuent de jouer un rôle de premier plan en prothèse. Alliages frittés pour les facettes céramiques dans la couleur de la dent naturelle ou alliages coulés pour les couronnes et les bridges – les solutions proposées se comptent désormais par milliers. Les versions les plus récentes déclinent des alliages précieux à forte teneur d’or, sans palladium et cuivre, qui couvrent sans restriction un grand nombre d’indications et qui sont particulièrement biocompatibles. Mais les alliages non-précieux gagnent eux aussi de plus en plus de terrain. Ils sont plus avantageux tout en répondant à de nombreuses indications et peuvent en outre être partiellement fraisés en CAO/CFAO.
  • Grâce aux technologies CAO/CFAO, les matériaux de prothèse dentaire tout céramique font également d’énormes progrès. Vitrocéramique renforcée à la leucite, oxyde d’aluminium et oxyde de zircon sont le plus fréquemment utilisés pour les couronnes, les bridges et autres constructions. L’oxyde de zircon offre à ce niveau un grand potentiel, même pour les restaurations latérales supportant l'occlusion. Il est également prédestiné pour certaines spécialités comme les couronnes primaires. De par son esthétique, la prothèse tout céramique est certainement celle qui se rapproche le plus de la luminosité de la dent naturelle et qui répond donc le mieux aux contraintes cosmétiques.
  • Dans toutes les professions dentaires, on enregistre l'influence croissante des techniques numériques. Le numérique, qu’il s’agisse de radiographie à support film ou autre ou de stockage, de façon rationnelle, de radios et d’images intra-orales, occupe une place de plus en plus importante dans les cabinets dentaires. De tels équipements sont avantageux au stade de la consultation, les nouvelles techniques d'imagerie nous permettant de présenter nos propositions de traitement de manière très parlante et d’orienter les choix vers des solutions de meilleure qualité. Les systèmes modernes de caméra numérique permettent en outre un contrôle plus précis lors des interventions chirurgicales. Quant aux colorimètres qui autorisent les prises de teinte exactes, indépendamment de la lumière ambiante, ils facilitent considérablement la coopération entre le dentiste et le laboratoire de prothèse.
  • Au laboratoire, justement, la CAO/CFAO est à la tête d’une véritable révolution numérique. Du soin de base aux restaurations complexes, tout aujourd'hui est faisable à l'écran – de la conception à la réalisation, de façon rationnelle, rapidement, sur place ou en externalisation. La tendance est aux systèmes CAO ergonomiques, aux scanners laser haute définition et aux robots usineurs rapides à commande numérique, capables de traiter toutes sortes de céramiques ou de métaux. Prenons de l’avance grâce à la connaissance : L’IDS est le forum par excellence qui permet de s’informer sur tous ces systèmes et les possibilités prodigieuses qu'ils offrent !
  • Quels sont les plus de la CAO/CFAO pour le laboratoire ? Une flexibilité beaucoup plus grande en fabrication grâce à la mise en réseau avec des centres de fraisage régionaux ou industriels, une meilleure gestion des coûts liée à la raréfaction des investissements de remplacement dans des systèmes conventionnels financièrement lourds, et, au total, une compétitivité plus grande de l’entreprise. Sans parler bien entendu de la professionnalité du prothésiste dentaire qui pratique la CAO/CFAO, professionnalité indispensable aujourd’hui et qui le sera plus encore demain dans l’ensemble du contexte dentaire.
  • L’implantologie multiplie elle aussi les progrès grâce à la microchirurgie et à des micro-instruments de plus en plus diversifiés. Grâce à des caméras 3D numériques modernes, le praticien dispose désormais, sur son écran, d’images spatiales cinématiques du champ opératoire intra-oral. Des progrès sont également perceptibles dans le domaine de l’augmentation osseuse grâce à de nouveaux matériaux. Une autre tendance se fait jour dans la place de plus en plus grande que l’implantologie haut de gamme accorde à l'oxyde de zircon. Sans oublier qu’il s’agit là de soins et d’appareils high-tech dont la bonne tenue dépend aussi essentiellement d’un véritable travail d’équipe entre le dentiste et le prothésiste dentaire.
  • L’orthodontie profite elle aussi des évolutions nouvelles. La panoplie de brackets conventionnels s’enrichit désormais de systèmes emboutis. Quant à l’ancrage squelettique des systèmes orthodontiques, il est amélioré par des implants et des mini-pins spéciaux.

Vous voyez que l’IDS 2007 représente un passage incontournable pour les dentistes et les prothésistes dentaires. Car c’est là, et pas ailleurs, qu’ils trouveront toutes les informations les plus actuelles dont ils ont besoin en pratique comme en prothèse dentaires.

L’industrie dentaire allemande en chiffres

J’aimerais maintenant vous présenter quelques chiffres concernant le marché dentaire allemand, l’un des plus grands et des plus importants au sein de l’Union européenne. Pour commencer, je vais vous fournir quelques explications sur notre industrie dentaire et le contexte dans lequel elle s’inscrit, à savoir le marché allemand. L’exposé détaillé que fera plus tard le Dr. Claus Wendt nous permettra d’en savoir plus sur l’importance du marché communautaire, sur les systèmes de santé en Europe, sur la situation des dentistes et des prothésistes dentaires dans différents pays, celle-ci représentant un aspect majeur du secteur dentaire.

L’industrie dentaire allemande gagne du terrain malgré son recul sur le marché allemand

Notre fédération, la VDDI, compte environ 200 entreprises membres qui, en 2005, employaient 17 190 personnes, un nombre en (légère) augmentation de 0,2 pour cent par rapport à 2004. Au total, nos entreprises ont réalisé un chiffre d’affaires de 3,2 milliards d’euros en 2005, en baisse de 2,4 pour cent par rapport à 2004. Si l’on considère seulement les ventes sur le marché intérieur, celles-ci représentent plus de 1,4 milliard d’euros, soit un chiffre d’affaires qui a diminué d’environ 12 pour cent. Comparativement à cela, une part importante du chiffre d’affaires global, soit plus de 1,8 milliard d’euros, a été réalisée sur les marchés internationaux. Cela représente une augmentation de près de 7 pour cent par rapport au niveau de 2004. Malgré la part importante des exportations, celle-ci étant maintenant supérieure à 50 pour cent, le marché allemand est et demeure déterminant sur le plan stratégique pour nos PMI.

Potentiels de l’industrie dentaire allemande

En Allemagne, l’industrie dentaire est une importante composante indépendante d’un secteur économique hautement spécialisé, celui de la santé. A l’avenir, le marché de la santé continuera à devenir de plus en plus important en Allemagne, en Europe et dans le monde entier. En raison d’une espérance de vie nettement plus longue, les besoins aussi bien en matière de préservation que de remplacement des dents iront en augmentant, d’où des perspectives d’avenir très prometteuses pour l’industrie dentaire dans ce domaine.

La «Quatrième étude allemande sur la santé buccale à l’initiative de l’Institut allemand des dentistes (IDZ) », implanté à Cologne, vient d’être publiée. Elle met en évidence deux tendances très intéressantes : en raison du travail de prévention des dentistes en Allemagne ainsi que du comportement prophylactique de la population dans ce même pays, on constate une nette diminution des caries dentaires surtout chez les enfants et les juniors. Cette étude montre par contre une nette augmentation des cas de parodontite chez les adultes et, bien entendu, chez les personnes âgées. Malgré l’amélioration considérable de la santé buccale de la jeune génération notamment, le travail des dentistes, des prothésistes dentaires et de l’industrie dentaire ne sera pas superflu pour autant, à l’avenir non plus. En Allemagne, en Europe et même en Asie on peut observer l’émergence de « sociétés vieillissantes ». C’est ainsi qu’en Allemagne la moyenne d’âge qui est de 42 ans actuellement sera de 50 ans en 2050. L’Office Fédéral de la Statistique s’attend à ce que les personnes de plus de 80 ans voient passer leur nombre de quatre à dix millions en 2050. Selon les calculs de l’Union européenne (EUROSTAT), la proportion des seniors (65-79 ans) augmentera de plus de 44 pour cent de 2005 à 2050 et celle des « personnes très vieilles » (de plus de 80 ans) progressera énormément, soit de 180 pour cent dans l’Union européenne des Vingt-Cinq.

Si les concepts de prophylaxie contribuent à aider les gens à conserver davantage de dents au-delà de 50, 60, 70 ans et plus, les besoins en soins dentaires et, finalement, en prothèses et prestations prothétiques iront en augmentant. La tendance est également aux prothèses dentaires fixes – couronnes, bridges et implants – qui ont manifestement la préférence d’un nombre accru de personnes de 65 ans et plus. A l’avenir également, malgré les progrès dus à la prophylaxie, la dentisterie réparatrice conservera donc son importance dans la mesure où elle contribue à préserver la qualité de vie.

Les gens sont de plus en plus nombreux à vouloir rester séduisants sur le plan physique et social, aussi bien dans leur vie professionnelle que privée, et à constater qu’il est important de paraître soigné pour se sentir bien et être accepté par les autres. La dentition est bien entendu indissociable de cet extérieur soigné. Comme le montre l’étude sur la santé buccale, les personnes de tous âges sont prêtes à faire des efforts et à investir du temps dans les soins bucco-dentaires.

En Allemagne, les plus de 50 ans hériteront de plus de 50 billions d’euros d’ici 2020, selon les calculs de l’Office Fédéral de la Statistique. Je suis sûr qu’une partie raisonnable de cette somme sera consacrée à la préservation du capital santé et de la qualité de vie, aussi et surtout en marge des systèmes de santé de toutes sortes.

Chances résultant des conditions générales sur le marché allemand

Sur le marché allemand, notre industrie dentaire dépend dans des proportions non négligeables des conditions créées à l’échelon du pays par la politique économique et en matière de santé.

Pour ce qui est des dents artificielles, les règlements en vigueur depuis le début de l’année 2005 offrent aux patients plus de chances de bénéficier de procédés de restauration ou de remplacement et plus de possibilités de choix, compte tenu de leurs besoins individuels. Les patients étaient nettement plus nombreux à demander à bénéficier d’implants dentaires et de dents en porcelaine de grande qualité, jusque-là exclus des remboursements par l’assurance maladie obligatoire. Par contre, les reculs enregistrés dans le secteur des prothèses dentaires et des métaux précieux ont été en partie considérables, la hausse vertigineuse du cours des matières premières y étant certainement pour beaucoup.

Importance du marché allemand

Dans l’ensemble, la conjoncture dentaire sur le marché allemand s’est ressentie, en 2005, du système de remboursement à taux fixe dont l’incidence négative a été particulièrement sensible dans le secteur prothétique.

Vu que le législateur, contrairement à ce que conseillait également la VDDI, n’a pas accordé de période de transition pour la mise en application du règlement, les effets anticipés, dans ces secteurs, se sont fait ressentir surtout au deuxième semestre 2004. Le recul important, début 2005, s’est transformé, en cours d’année, en manque à gagner permanent dans la plupart des secteurs de soins prothétiques.

Au début de l’année 2005, les dents artificielles supportées par un implant ont bénéficié d’une forte demande étant donné que cette prestation de qualité a pour la première fois fait l’objet d’un remboursement à taux fixe, de la part de la caisse d’assurance maladie obligatoire, sur la base de l’objectif visé, à savoir la restauration des dents et non plus de la méthode de traitement retenue pour y parvenir. En matière d’achats et d’investissements, la frilosité, en partie sensible, des dentistes et des prothésistes dentaires a, dans l’ensemble, eu pour conséquence une baisse partiellement importante du chiffre d’affaires dans différents secteurs, sur le marché allemand.

L’industrie dentaire allemande est fondamentalement confiante

Même si les ventes ont accusé un recul parfois important en 2005, la plupart des entreprises membres de la VDDI sont confiantes dans l’évolution future du marché dentaire. Comme le montre un sondage effectué au sein de la fédération, 70 pour cent des membres de la VDDI – un taux considérable ! – escomptent une hausse des ventes sur le marché intérieur, 26 pour cent des entreprises s’attendent à ce que leur résultat commercial équivaille à peu près à celui de l’année précédente.

Evolution réjouissante du chiffre d’affaires sur la plupart des marchés à travers le monde

En 2005, l’évolution des affaires a été très satisfaisante pour l’industrie dentaire allemande sur les marchés internationaux à travers le monde. Toutefois, nos entreprises ont dû faire des efforts considérables pour s’imposer sur ces marchés face aux autres « global players ». Etant donné que notre industrie exporte d’ores et déjà plus de 50 pour cent de sa production, les débouchés à l’étranger deviennent toujours plus importants pour nos entreprises qui opèrent à l’échelle mondiale même si, dans l’ensemble, les conditions sur les marchés à travers le monde ne leur ont certainement pas facilité la tâche.

Toutefois, pour ce qui est du rendement des entreprises membres, la plupart continuent de faire état d’une forte pression sur les prix en raison des problèmes actuels liés au cours du change et du renchérissement des matières premières.

L’euro étant une monnaie forte, les produits que nous exportons ont vu leurs prix augmenter sur quelques marchés. Par contre, la faiblesse du dollar a rendu les produits américains plus accessibles aux acheteurs. Néanmoins, les entreprises membres de notre fédération sont parvenues à stabiliser leur position sur les marchés à travers le monde et même à la conforter sensiblement pour certaines d’entre elles.

Cette évolution des affaires sur les différents marchés étrangers est confirmée de manière impressionnante par les résultats du sondage que nous avons effectué au sein de notre fédération :

pour ce qui est de l’évolution des exportations en 2005, près des deux tiers des entreprises sondées font état d’une augmentation de leur chiffre d’affaires et près d’un quart annoncent des résultats au même niveau que ceux de l’année précédente.

Si l’on considère les différents marchés par région, l’évolution des affaires en 2005 reflète celle, contrastée, de ces mêmes marchés.

  • Selon 61 pour cent de nos entreprises, l’Europe de l’Est constitue un marché dont la croissance est très dynamique. Plus d’un tiers des entreprises interrogées ont maintenu leurs affaires à un niveau stable en 2005. En partie prodigieux, le développement économique de la région, qui, à l’avenir également, devrait se poursuivre à un haut niveau, a été déterminant dans l’augmentation de certains résultats.
  • Sur le marché intérieur européen, l’Europe de l’Ouest précisément constitue l’un de nos principaux débouchés car 43 pour cent de nos membres y ont amélioré leurs résultats en 2005 et 45 pour cent – une proportion importante ! – les ont maintenus au même niveau.
  • Le marché d’Extrême-Orient également a donné lieu à l’obtention de résultats satisfaisants pour nos membres. 47 pour cent d’entre eux ont fait état d’une augmentation de leur chiffre d’affaires, 44 pour cent des entreprises consultées ont obtenu les mêmes résultats que l’année précédente. Conséquence de la croissance économique de la région, une part de plus en plus grande de la population, dont le niveau de vie augmente, souhaite se voir proposer des dents artificielles de grande qualité et est prête à dépenser de l’argent pour prendre soin de sa santé bucco-dentaire et de son apparence.
  • En 2005 également, l’Amérique du Nord a été l’une des régions à forte croissance pour les produits dentaires allemands. Malgré les problèmes liés au cours du change dont je viens de vous parler, 41 pour cent de nos membres ont vu leur chiffre d’affaires augmenter et 43 pour cent des entreprises ont réussi à maintenir leur chiffre d’affaires au niveau de 2004 malgré ces conditions difficiles. 16 pour cent de nos entreprises ont toutefois enregistré un recul de leurs ventes.
  • Les fabricants allemands continuent de se féliciter du développement du marché dentaire également au Proche et au Moyen-Orient. C’est ainsi que 35 pour cent des membres ont vu augmenter leur chiffre d’affaires, 54 pour cent l’ont maintenu, face à des concurrents de taille, au niveau de l’année précédente.
  • Le marché dentaire en Amérique centrale et en Amérique Latine s’est stabilisé en 2005 à un niveau révélateur de grands potentiels de développement. Malgré l’évolution économique contrastée de la région, 19 pour cent de nos membres ont enregistré une hausse des ventes et 65 pour cent ont aligné leurs résultats sur ceux de l’année précédente. Seuls 16 pour cent des entreprises sondées ont terminé l’année sur une baisse d’activité.

Ce qu’il faut retenir : les attentes de l’industrie dentaire concernant son activité sur les marchés étrangers sont nettement positives en 2006. En effet, plus des trois quarts des entreprises membres escomptent d’une manière générale une hausse de leur chiffre d’affaires à l’exportation, les autres misent sur un résultat comparable à celui de l’année précédente. Aucune des entreprises affiliées à notre fédération n’envisage une baisse de son activité et l’on ne peut que s’en réjouir.

L’industrie dentaire allemande en Europe

Comme je viens de vous le dire, le marché intérieur européen est l’un des plus importants au monde pour notre industrie. Tous les produits médicaux et, de ce fait, également ceux de l’industrie dentaire allemande, sont soumis à de sévères exigences de qualité. Tout comme dans le secteur des produits pharmaceutiques, les premiers marchés presque entièrement harmonisés à l’échelon européen ont été créés dans le secteur dentaire, en raison d’exigences de sécurité particulières. Voilà pourquoi il existe depuis longtemps des règlements communautaires, concernant par exemple les produits médicaux, la protection contre le rayonnement de même que les dispositions de sécurité s’y rapportant au sens le plus large du terme. La VDDI a coopéré avec tous les comités et groupes de travail déterminants sur le plan national et européen et a pris part à l’harmonisation des marchés. Nos entreprises étant fortement tournées vers l’exportation, les mesures d’harmonisation techniques et légales au sein de l’Union européenne – législation concernant les produits médicaux, label CE – leur ont nettement facilité la tâche sur le marché communautaire et également sur le marché mondial.

L’Union européenne a récemment imposé à l’industrie, donc également à l’industrie dentaire, toutes sortes de devoirs et de tâches dont l’accomplissement dans les années à venir nécessitera le déploiement de grands efforts. En fait partie, entre autres, l’application de nouvelles directives et dispositions européennes, d’une grande importance.

WEEE (Waste Electrical and Electronic Equipment) : les fabricants sont tenus de reprendre leurs vieux appareils électriques, mis sur le marché à partir du 13.08.2005 et dont se défont, entre autres, les cabinets dentaires ainsi que les laboratoires de prothésistes dentaires. Chaque pays membre de l’Union européenne définit les propres mesures qu’il prendra pour appliquer cette disposition si bien que la façon de procéder peut être différente d’un Etat à l’autre. Tous les pays membres doivent mettre en place des systèmes de récupération et de recyclage des vieux appareils.

RoHS : (Restriction of the use of certain Hazardous Substances in Electrical and Electronic Equipment). Cette directive porte sur l’interdiction des matières dangereuses (cadmium, plomb, mercure) dans les produits. Cela signifie qu’il faut revoir la construction de certains produits, d’où des dépenses supplémentaires en matière de recherche et de développement. Il reste également à savoir si certains produits intégrant des matières de remplacement – si tant est qu’elles puissent être trouvées sous une forme comparable – seront aussi puissants et performants.

REACH – le règlement de l’Union européenne concernant les produits chimiques. A l’avenir, tout produit chimique devra être enregistré, évalué et autorisé. Il s’agit désormais d’aider comme il se doit les entreprises à introduire et appliquer le réglement REACH.

Pour ce qui est du système de santé au sein de l’Union européenne, le secteur bucco-dentaire, de par son importance économique et sa croissance, a un impact décisif en terme de conditions de vie à l’échelon communautaire mais aussi pour assurer la compétitivité de l’économie à l’échelle des différents pays et de l’Europe toute entière. Des centaines de milliers de gens travaillent dans le secteur de la santé et réalisent une grande partie du produit intérieur brut des pays membres de l’Union européenne. Il est donc dans l’intérêt de l’Union européenne d’encourager ce secteur économique et de l’harmoniser si possible à l’échelle européenne.

En 2002, le Parlement européen et le Conseil ont adopté un « programme d’action communautaire dans le domaine de la santé publique (2003 – 2008) » qui prévoit, entre autres, la définition de critères d’accès aux systèmes nationaux de santé, de standards de qualité, de même que l’application de mesures pour rendre compatibles les systèmes de santé et les projets de recherche au sein de l’Union européenne. Dans l’optique de notre industrie, il est important qu’au sein de la communauté européenne les patients continuent à bénéficier des progrès accomplis sur le plan médico-technique et qu’une place soit faite à la qualité et l’innovation dans tout le secteur dentaire par le biais de la recherche et du développement qui conduisent à l’élaboration de nouveaux produits permettant d’escompter également un retour sur investissement.

A l’IDS – Salon international d’Odontologie –, qui a lieu à Cologne du 20 au 24 mars 2007, les dentistes et les prothésistes dentaires ont toutes les possibilités de s’informer et d’obtenir une vue d’ensemble des innovations dentaires illustrant le niveau actuel de la technique.

Nous ferons de notre mieux pour vous aider dans votre travail, vous qui représentez la presse spécialisée européenne. Le Centre de presse est doté de tous les équipements techniques dont vous avez besoin pour assurer la couverture médiatique de l’IDS.

Je me félicite d’ores et déjà de vous revoir à Cologne, à l’IDS 2007.


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Burkhard Sticklies
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